Rapport 2005-2006

Mot de la rectrice par intérim

photo de Danielle LabergeL’année 2005-2006 a été marquée par de nombreuses réussites qui témoignent de la vitalité intellectuelle de notre Université et de son engagement dans la société. Dans chacune des six facultés ainsi qu’à l’École des sciences de la gestion, des gestes concrets ont été posés pour assurer la qualité des programmes, conduire les étudiantes et étudiants au succès et mobiliser les énergies autour de thématiques de développement innovatrices, par exemple au sein des instituts et par l’établissement de quatre nouvelles Chaires de recherche du Canada et de quatre chaires institutionnelles.

Les succès en recherche attestent aussi de cette vitalité intellectuelle. Ainsi, le taux de succès des chercheurs de l’UQAM au Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) est de plus de 47% alors que la moyenne canadienne se situe autour de 38%, un écart significatif qui place l’UQAM au 5e rang canadien pour la deuxième année consécutive. Outre la reconnaissance que se méritent plusieurs programmes et les distinctions obtenues par plusieurs professeurs, les nombreux prix remportés par les étudiantes et étudiants témoignent avec éloquence de leur talent, de leur créativité et de leur détermination. Plusieurs diplômés s’illustrent aussi dans les différentes sphères de la société. Ces résultats sont un reflet de la qualité et de la pertinence de leur formation ainsi que de l’appui et du dévouement de leurs professeurs, chargés de cours, tuteurs et maîtres de langues.

L’ouverture de l’UQAM à la société et au monde se manifeste de diverses manières. Au cours de la dernière année, notre Université est devenue la première université nord-américaine à signer la Déclaration de Berlin en faveur du libre accès à la connaissance (open access). Elle compte ainsi parmi les 152 universités qui, à travers le monde, sont prêtes à rendre accessibles librement les résultats de recherche publiés. Désireuse de continuer à inspirer la responsabilité par la mise en application de sa Politique environnementale, l’UQAM s’est engagée dans plusieurs nouvelles actions « vertes » sur son campus. Elle est aussi devenue signataire et participante au Plan stratégique de développement durable de la Ville de Montréal en plus d’adhérer au programme Vélo-boulot de Vélo-Québec.

Toutes ces réalisations et tous ces succès ne peuvent cependant occulter la précarité de la situation financière de notre Université. L’année 2005-2006 se termine avec un déficit de 22,9M$ et sur des perspectives peu réjouissantes. Malgré une première phase de réinvestissement gouvernemental, toutes les universités du Québec font face à la spirale déficitaire et continuent de réclamer des ajustements substantiels à leurs budgets sous peine d’atteintes graves à l’accomplissement de leur mission. À l’UQAM, les prochains mois seront particulièrement cruciaux pour engager le redressement financier rendu nécessaire sous la double pression du sous-financement et des projets immobiliers, actuellement en révision.

En terminant, je désire rendre hommage à toutes les personnes de l’UQAM qui contribuent avec conviction et générosité à l’accomplissement de notre mission ainsi qu’à tous les bénévoles – au Conseil d’administration, à la Fondation, dans les activités des diplômés et celles des retraités - qui donnent généreusement de leur temps pour soutenir nos projets et aider à faire connaître nos forces et nos succès.

Danielle Laberge
Rectrice par intérim
Vice-rectrice à la Vie académique et vice-rectrice exécutive